Voyager en van et respecter l’environnement, c’est possible ?

Peut-on réellement parler de préservation de la nature lorsque nous visons et nous déplaçons en van ? Tout dépend du point de vue à partir duquel on observe cette pratique.

L’écologisme, d’un point de vue radical, demande une totale adaptation dCloudy Evening on Milford Sounde l’activité humaine aux nécessités urgentes de la nature. Cependant, il est tout à fait possible de combiner une activité humaine raisonnable à un respect de la nature. Le problème n’étant pas exclusivement l’utilisation de certaines ressources, mais le manque d’encadrement concernant ces dernières. La nature a cette incroyable force d’adaptation et de mutation qui lui permet de se relever des pires atrocités qui sont commises à son égard.

 

La contradiction comme source de doutes

Aujourd’hui, rares sont les personnes qui vivent en totale harmonie avec la nature, sans avoir le moindre impact sur elle. Être écologiquement responsable revient à adapter son mode de vie sur plusieurs points tels que le transport, l’habitat et plus encore (bien que moins marquant) les actes d’achats. Acheter un produit socialement responsable encourage ces pratiques et, à l’inverse, le boycott tente de bloquer les pratiques non vertueuses. Cependant il n’existe que très peu de traçabilité d’un but à l’autre de la chaîne de production qui permet de faire un choix complètement responsable. Il ne faut pas oublier qu’acheter un café équitable n’empêche pas les 8000 kilomètres d’avion pour l’importer sur notre territoire.

 

Le juste milieu, ou comment concilier l’activité humaine avec les exigences environnementales

Plutôt que d’adopter un système radical qui ne peut qu’engendrer de la frustration et du découragement chez les individus, il est peut être plus important de ne pas condamner l’humain (trop vite) dans l’équation naturelle. Si la vision anthropocentrique a laissé derrière elle un champ de ruines, réévaluer la véritable place de l’humain dans la nature peut permettre de coupler nos activités avec un bon développement des écosystèmes quels qu’ils soient. Trouver le juste milieu revient à imaginer et mettre en place des actes de compensation pour donner du sens et participer à un développement plus durable.

 

Compenser, c’est reconnaître ses faiblesses et faire en sorte de les atténuer

Partir a un coût écologique certain, mais il ne faut pas oublier que la vie quotidienne telle que nous la connaissons avant le départ est très énergivore. Un français moyen a une empreinte écologique de 5,6 hectares et cela monte à 7,6 ha pour le Canada ou encore 11,9 ha pour les Émirats Arabes Unis. Alors évidemment, vivre dans un van aménagé, parcourir le pays de bas en haut et de long en large rejette une quantité de CO2 non négligeable. Mais l’empreinte écologique d’un tehonesty boxl mode de vie est, par ailleurs, réduite par le fait que la consommation d’eau et d’électricité est significativement abaissée (Quelques gestes simples à savoir). De plus, l’alimentation d’un routard en Nouvelle-Zélande est relativement composée de légumes, ce qui oblige d’une part à varier les saveurs, mais aussi à consommer de saison grâce aux stands placés au bord des routes et leurs fameuses honesty box.

Voyager, c’est surtout l’occasion de bousculer ses principes

Au final, voyager c’est surtout une aubaine pour effectuer de grands changements dans sa vie. Le fait de briser sa routine, permet de se construire de nouveaux réflexes en matière d’environnement. C’est la possibilité de laisser une trace positive de son passage, et pas seulement une trace. Grâce aux réseaux tels que le Wwoofing ou le HelpX, il est possible de trouver facilement des projets en rapport avec ses idées.

En conclusion, en respectant un certain équilibre entre ce que l’on consomme et ce que l’on économise, il est possible de limiter l’impact de nos vies sur notre environnement. Et au regard des contraintes limitées que cela engendre, on ne peut pas dire que l’effort soit de taille. Sans oublier que cela permet aussi de passer plus de temps à certains endroits, de mieux découvrir le paysage et la manière dont la nature agit. Consommer au rythme des saisons, des produits locaux dans des endroits extraordinaires, c’est moi ou ça sonne bien ? Il s’agit juste de bousculer un peu ses habitudes et de prendre les bons tournants…

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