New Brighton, ou comment expérimenter la vie de parking !

Dit comme ça, ça n’a pas l’air trépidant, mais avec le recul c’était une étape enrichissante et nécessaire. Comme vous le savez probablement pas, nous avons acheté notre van à Christchurch (nous y reviendrons), faute d’offres suffisantes sur Wellington. Cependant, une fois libres de nos mouvements, la grande question était de savoir où devions nous aller. Et force est de constater qu’on ne savait pas trop vers où se diriger.

Première conduite et premiers itinéraires

Sur les conseils du vendeur du van, nous sommes allés à New Brighton, non loin de Christchurch (en fait, quelques minutes). Résolus à ne rester qu’une nuit sur le parking où le stationnement n’est autorisé que 10 heures durant, nous installons notre camping pour la nuit. Mais il nous a fallu peu de temps pour se rendre compte de l’ambiance qui régnait ici. En effet, de nombreux campervans utilisent ce parking comme une aire de vie, certains depuis des mois !

Ce fût notre premier voyage, et le tout sans bouger d’un iota. Nous avons rencontré des gens d’horizons différentes, venus ici pour travailler, voyager et tout un tas d’autres raisons. C’est tout naturellement que la parking est devenu le théâtre de soirées, d’instants de vie, de joies et de débâcles, de rencontres et d’adieux. Ce microcosme bouillonnant a quelque peu contrarié notre envie initiale de prendre la route directement après l’achat du van. Mais il est évident que l’un des aspects fondamentaux du voyage est la rencontre. Et là, on l’avait à portée de van !

Pourquoi cette semaine à New Brighton nous a été utile ?

Bien que très statique, cette semaine nous a été utile à bien des égards. Premièrement, nous avons fait nos premières véritables rencontres et avons ainsi pu recueillir un maximum d’expériences émanant des autres voyageurs qui étaient là depuis plusieurs mois. Notre itinéraire s’est modifié au rythme de leurs avis concernant l’endroit, la saison, la fréquentation, etc… Se nourrir de l’expérience de chacun offre la possibilité de profiter de chaque lieu au meilleur moment, d’aller à l’essentiel, et de se laisser du temps pour flâner et découvrir aussi par nos propres moyens. Cela permet aussi d’éviter les attrapes touristes et de connaitre les bons plans.

Deuxièmement, cela nous a permis de visiter les alentours plus sereinement, sans être pressés par le temps ni être tributaires de la météo. Grâce à cela, nous avons évité le tourisme morbide de Christchurch – une ville en construction qui essaie tant bien que mal de se remettre de 2 séismes consécutifs (2010 – 2011) – et d’aller dans des endroits magnifiques tels que la Sumner Beach et son impreCave Rock 2ssionnant « Cave Rock« , ou rouler le long de la Governor Bay, près de Lyttlelton.

Enfin, cela nous a permis aussi de couper avec les démarches depuis l’arrivée à Wellington, et de faire un break dans les formalités. Ainsi armés de notre nouvel itinéraire, des conseils avisés des autres voyageurs et de notre van prêt à rouler (c’était l’occasion de resserrer le frein à main, de le tester à droite et à gauche, et de faire la vidange avant de prendre la route), nous avions une idée plus claire du début de notre road trip. De plus, nous en avons profité pour aller à Akaroa, au bout de la péninsule de Banks et de découvrir un peu la « French touch » made in New Zealand. Cette ville, située en bout de péninsule, nous obligeait à passer et repasser par Christchurch, et donc New Brighton.

En soit rien de foncièrement fou ne s’est passé durant cette semaine, mais nous avons fait nos premières rencontres, pratiqué l’anglais et noté les bons plans autant d’un point de vue des lieux à visiter que des villes où il était possible de trouver du travail, une fois que le besoin (enfin, surtout les finances) se fera sentir. Mais nous étions tout de même contents de partir, nous sommes aujourd’hui à Kaikoura, berceau d’une intéressante population marine, et qui fera l’objet d’une présentation lors d’un prochain article, quand nous aurons suffisamment vu la ville pour la dépeindre à travers notre regard.

Nous en profitons au passage pour témoigner de notre horreur concernant les attentats du 13 Novembre, survenus à Paris. Aussi grave que cela puisse être, il faut continuer de se battre contre l’obscurantisme violent et dénué de tout sens que ces barbares essaient d’instaurer à travers le monde. Nos pensées vont vers la France – notre pays – mais aussi vers la Syrie, l’Irak, et toutes ces provinces dans lesquels des civils sont aujourd’hui mêlés à une guerre qui n’est pas la leur, car elle n’a aucune valeur morale ni revendication légitime. Continuons d’être soudés face à la bêtise humaine et continuons de défendre les idées et les valeurs mondialement répandues de la tolérance, de l’amour et surtout du respect de l’autre, qui qu’il soit.

Un commentaire

  1. Super Article les poulets ! Au top votre première semaine ! Vous aviez besoin de vous « poser » aussi avant de vraiment prendre la route ! 🙂

    Je pense à vous de l’autre côté du globe…

    Kiss from Finland

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