Akaroa, la « French Touch » au milieu de la Péninsule de Banks

A croire que l’accent français a son charme partout. Akaroa ne déroge pas à la règle. Au long d’une « scenic road » sinueuse dans le paysage cabossé de la Nouvelle-Zélande, Akaroa traine – seule – au bout de la Péninsule de Banks. Dans cette petite ville maritime, entourée de petites montagnes, le temps ne s’est jamais imposé. Le calme est quelques fois troublé, lui offrant plus de sens encore. Retour sur une escapade, sur le Balcon du Pacifique.

Akaroa, hors du temps

Le temps s’écoule résolument différemment à Akaroa. Au gré de la météo, cette ville s’anime et s’éteint continuellement, bercée par un flot de touristes venus de la mer, et de campervans, signe qu’il existe un temps ailleurs, puisqu’ils annoncent le weekend. Sa petite taille en fait une ville où couper les moteurs, car il est tellement préférable d’utiliser tout autre moyen : marcheRandonnée sur les hauteurs d'Akaroa, vélo, kayak. Tout est prétexte à découvertes, les volcans qui l’ont façonnés ont laissés un paysage abrupt et grouillant de vie. Des fameux moutons, aux dauphins, phoques et autres pingouins, tout ici rappelle que la nature a encore des droits. Marcher une journée dans les hauteurs d’Akaroa ou tenter d’appeler les dauphins d’Hector avec des cailloux lors d’une promenade en kayak (expérience hélas infructueuse pour nous) sont deux façons d’appréhender la richesse du lieu.

La french touch de l’antipode

L’autre curiosité de la ville est son influence française. Bien que l’architecture soit typiquement néo-zélandaise, il y a de nombreuses références à la langue de Molière. Il y a presque 200 ans de ça, des baleiniers français voulurent acheter la Péninsule de Banks aux Maoris (qu’on croyait alors être une île). mais les formalités administratives n’avaient rien à envier aux actuelles, lorsqu’on se rendit sur place les anglais avaient déjà raflés la mise (1840). Nous nous sommes rabattus sur queLa Boucherie du Villagelqu

es localités, dont Akaroa. Ainsi, navigant au gré des odeurs printanières, nous avons croisé « La Boucherie du Village« , ‘L’Essence » ou encore la « Rue Jolie« . Aujourd’hui, c’est tout ce qu’il reste de la présence française sur l’île, plus personne ne parlant la langue. Il reste pourtant des Kiwis aux origines gauloises, « c’est bon pour la gueule » dirait Renaud, mais passons !

Pour une première vraie escapade, on peut dire qu’elle est réussie. Le calme, la nature et la population sont très représentatifs de l’image que la Nouvelle-Zélande renvoie. Bien que le tour de la ville soit rapidement fait, il n’y a pas d’excuses pour ne pas parcourir les 75 kilomètres qui la séparent de Christchurch. Akaroa a ce don particulier de nous avoir fait sentir « le bout du monde ».

5 commentaires

  1. bravo mes Frogs Trotters vous nous faites rêver !!!!!

  2. COUCOU les Blacks
    La france vous manquait déjà ?
    Bises

  3. Quel plaisir de vous lire, n’arrêtez pas je veux pleins d’histoires ! Mes pensées vont vers vous ce soir, je serai à Rovaniemi en Laponie demain matin… Une toute autre atmosphère… Je vous embrasse !

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